Ville, Architecture et BD

L’exposition « Archi & BD » au Palais de Chaillot,  a été  présentée  au grand public  du 9 Juin 2010 au 2 Janvier 2011   et  a  rappelé  aux passionnés de la bande dessinée, les relations qu’entretiennent la bande dessinée et l’architecture.


La ville dessinée est une balade proposée en 150 auteurs et 350 œuvres, par la Cité de l’architecture.

Autant de visions de la ville, révélant un appétit de prospective et l’envie d’explorer de nouveaux modes de vie. À Londres, à Vienne, comme à Madrid ou Paris, c’est une invitation au voyage dans l’invention de fictions urbaines et l’écriture des scénarios métropolitains les plus fantastiques.villes dessinées, villes rêvées.

L’exposition s’est déroulée chronologiquement mettant ainsi en valeur le rôle d’observateur de leur époque des dessinateurs de BD. Elle  a accordé une place particulière à New York, Paris et Tokyo, trois villes phares de la bande dessinée. L’exposition a débuté avec Winsor McCay, maître du 9eme art. Son œuvre accorde une vision centrale à l’urbanisation et à ses phénomènes d’expansion. Avec son personnage Little Nemo, créé en 1905, McCay nous fait déambuler entre les buildings en construction de la fascinante cité Slumberland. L’auteur s’intéressera également à Détroit, New York, Cincinnati ou Chicago.



« La programmation de la Cité explore chaque année des thèmes différents autour de l’architecture et de la ville.

En demandant à Jean-Marc Thévenet, ancien directeur du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, de monter une exposition sur la ville et la bande dessinée, j’ai souhaité que la Cité puisse investir un domaine de création artistique qui, non seulement séduit un large public, mais dont les liens avec l’architecture et l’urbanisme sont évidents.

La ville fascine les auteurs de bande dessinée. Certains, comme François Schuiten, en font la source première de leur inspiration, la plupart l’utilisent comme un cadre, un décor, véhiculant à la fois leur perception de la ville contemporaine et leurs rêves de villes meilleures.

Parce que les dessinateurs de bande dessinée sont les témoins des grandes interrogations du xxe siècle et de notre époque contemporaine, il nous a semblé particulièrement intéressant de suivre une présentation chronologique, tout en nous autorisant des « sauts » temporels pour mettre l’accent sur certaines filiations ou affinités entre auteurs de différentes générations. Des villes « phares » de la bande dessinée sont particulièrement mises en lumière : New York, Paris, Tokyo.


Au total, l’exposition a présenté 150 auteurs de bande dessinée et 350 œuvres, dans une scénographie signée par les architectes de l’agence Projectiles (lauréats des « Albums des jeunes architectes »). Une scénographie particulièrement innovante nous plongeant dans un labyrinthe mystérieux.


En contrepoint de ces œuvres, Francis Rambert, directeur de l’Institut français d’architecture a sélectionné des esquisses, projets de villes, des bâtiments publics ou des villas, des utopies dessinées par les plus grands architectes depuis le début du xxe siècle, créant un dialogue entre architecture et bande dessinée et mettant ainsi en lumière les influences du « 9e art » dans le travail des architectes, ainsi que de profondes familiarités d’imaginaires ».


François de Mazières Président de la Cité de l’architecture & du patrimoine


avant-propos le Ministre de la Culture et de la Communication :


« Villes futuristes, villes oniriques, poétiques ou fantastiques, métropoles américaines ou asiatiques, cités du rêve ou villes fantômes, simples décors urbains ou quasi personnages à part entière : la Ville dans tous ses états constitue, depuis les origines du genre, l’un des motifs fétiches de la bande dessinée, une source d’inspiration inépuisable qui envahit les cases, investit les planches et nourrit les scénarios de maints albums. De la ligne claire aux mangas japonais, en passant par les comics de superhéros, la « Ville dessinée » offre autant d’utopies architecturales de papier.

C’est dire les affinités profondes qui existent entre l’auteur de bande dessinée et l’architecte qui, lui aussi, dessine la ville avant de la construire, en imagine tous les possibles, en explore et en essaie toutes les dimensions et toutes les perspectives, certes pour la réaliser, mais aussi pour la rêver. Tous deux ont en partage une vision urbaine.

Cette vision, et ces analogies profondes unissant les deux arts, cette exposition s’attache justement à les mettre en lumière, et aucun lieu n’était plus approprié que la Cité de l’architecture & du patrimoine, où se sont déployés, il y a peu, les rêves grandioses, et bientôt réalisables, du Grand Paris de demain.

À côté des villes dessinées par Moebius, Loustal, Bilal, ou Tezuka, les villes obliques d’un Claude Parent (dont les dessins étaient à l’honneur dans une récente rétrospective à la Cité), la ville-vitesse construite à Euralille par un Rem Koolhaas, ou encore les forêts noires de buildings d’un Hugh Ferriss nous rappellent que les architectes possèdent, eux aussi, l’art de bâtir des scénarios urbains, de raconter la ville.

Des échanges de Jean Nouvel avec des auteurs de BD au dialogue rétrospectif d’André Julliard avec la Maison de verre de Pierre Chareau, véritable icône de l’architecture moderne, on retrouve une vaste gamme de rencontres entre les deux arts, illustrant la qualité et la profondeur de leurs apports réciproques. Mais la plus emblématique de ces rencontres est sans doute le récent Musée Hergé à Louvain-la-Neuve, construit par Christian de Portzamparc et aménagé par Joost Swarte, seul musée de cette envergure à être consacré à un auteur de bande dessinée, qui incarne à la fois un hommage et, plus encore qu’une correspondance, une fusion unique des arts, des genres et des styles.

Cette exposition, qui met en regard le premier des arts et celui que l’on appelle parfois le 9e, montre que la bande dessinée a décidément acquis non seulement ses lettres de noblesse, mais droit de cité, et même droit de « Cité »… de l’architecture & du patrimoine. Elle montre que ce genre est aujourd’hui l’un des foyers les plus foisonnants de notre création, et un patrimoine dont nous pouvons explorer les strates de mémoire. S’adressant à chacun d’entre nous, initiés et néophytes, elle confirme aussi à quel point, au croisement de l’architecture et de la bande dessinée, la Ville est aujourd’hui au cœur de nos débats et de notre imaginaire partagé. »


Frédéric Mitterrand Ministre de la Culture et de la Communication


Découvrez « Archi et BD – La ville dessinée », à découvrir à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine sur Culturebox !

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Publié le mars 19, 2011, dans Art, Urban life, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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